vendredi 22 octobre 2010

Le nouveau rapport Attali constate l'échec du gouvernement à rétablir une saine concurrence entre logiciels libres et logiciels propriétaires.

Paris le 21 octobre 2010, communiqué de presse.

La Commission pour la libération de la croissance française, présidée par Jacques Attali, a remis le 15 octobre 2010 à Nicolas
Sarkozy son nouveau rapport intitulé « Une ambition pour dix ans »1.

Ce rapport vise à faire un bilan des propositions du précédent rapport de 20082
ainsi que de nouvelles recommandations. Face à l'inaction
dugouvernement sur les propositions faites il y a déjà deux ans, l'April
regrette que ces propositions de bon sens n'aient pas été suivies,
alors même que certains sujets n'ont même pas été abordés.

L'April s'était félicitée en 2008 du rapport de la Commission, qui préconisait alors de soutenir le Logiciel Libre comme concurrent des technologies propriétaires extra-européennes, via notamment la "décision 58"3 de ce rapport.

Le
rapport 2010 constate l'inaction des pouvoirs publics pour rétablir une
saine concurrence entre logiciels libres et logiciels propriétaires. En
effet, on trouve notamment parmi les « propositions
restéesinappliquées » (page 111) la « promotion de la concurrence entre logiciels propriétaires et logiciels libres ».
De même, le gouvernement n'a strictement rien fait sur le dossier de la
vente liée des ordinateurs et des logiciels préinstallés ; les
consommateurs sont toujours contraints de passer par la case justice
pour éventuellement obtenir des remboursements (voir à ce sujet le bilan
estival en matière de racketiciel).
C'est
donc un constat d'inaction que pose ce rapport : non seulement les
actions n'ont pas été suivies de succès, mais les propositions du 
rapport 2008 ont tout bonnement été ignorées par le gouvernement.

Se pose également le problème des marchés publics illégaux (voir l'actualité récente à Marseille),
c'est-à-dire ceux qui exigent un certain type de matériel ou de
logiciel sans préciser la possibilité de proposer une équivalence. Cette
situation, en plus d'être illégale, est nocive pour les entreprises du
Logiciel Libre et prive les collectivités d'opportunités nombreuses :
c'est pourquoi l'April souhaite intervenir en informant les
collectivités locales sur l'obligation faite par le Code des marchés
publics de ne pas mentionner des marques dans les cahiers des charges et
spécifications du marché; nous souhaitons aussi et surtout attirer
l'attention sur les conséquences et les opportunités qui en découlent.
Face à un tel constat d'inaction des pouvoirs publics, l'April ne peut
que regretter d'avoir à agir sur le sujet.

« Alors même que de
nombreuses propositions comme le rapport « À armes égales » de Bernard
Carayon en 2005 et le « rapport Attali » de 2008 ont été faites pour
améliorer la situation, il est regrettable de constater que le
gouvernement n'a toujours pas mis en œuvre les actions proposées.
Celles-ci mettraient pourtant fin aux distorsions de concurrence qui favorisent injustement le logiciel propriétaire » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

À propos de l’April

Pionnière
du logiciel libre en France, l’April est depuis 1996 un acteur majeur
de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libreet des
standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des
institutions dans l’espace francophone. Elle veille aussi, dans l’ère
numérique, à sensibiliser l’opinion sur les dangers d’une appropriation
exclusive de l’information et du savoir par des intérêts privés.

L’association
est constituée de plus de 5 500 membres utilisateurs et producteurs de
logiciels libres. Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur
le site Web à l’adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31

Jeanne Tadeusz, responsable affaires publiques, jtadeusz@april.org +33 1 78 76 92 82

mardi 19 octobre 2010

The Social Media

Les réseaux sociaux vont révolutionner en profondeur les médias. Une logique déjà à l'oeuvre, à une échelle qui reste expérimentale, avec Facebook et Twitter. La désagrégation des contenus et leur fragmentation, depuis une dizaine d'années, est le principal moteur de cette évolution. Les médias de masse vivent leurs derniers jours. De nouveaux médias sociaux vont se développer, et l'innovation logicielle sera au cœur du processus.
Lisez la suite ici: http://www.zdnet.fr/blogs/digital-jukebox/the-social-media-39755516.htm#xtor=RSS-8

Facebook juge la polémique sur les fuites de données privées "exagérée"


Facebook

a finalement réagi aux informations diffusées dans la presse. Le Wall
Street Journal expliquait en effet hier que certaines applications ont
envoyé des données privées, comme l'identifiant utilisateur, à des
annonceurs. Pour le réseau social, cette affaire est exagérée dans la
mesure où cet identifiant ne permet pas d'accéder à des informations
confidentielles.

 La polémique aurait-elle pris des proportions trop importantes ? Dans un article publié sur le blog officiel des développeurs de Facebook, Mike Vernal a estimé que les "informationsHier, le Wall Street Journal publiait dans ses colonnes un long Et pour démontrer que cette affaire n'était pas si grave que ça, Les informations révélées par le Wall Street Journal pourraient

de la presse avaient exagéré les implications sur le partage de
l'identifiant des utilisateurs. Connaître un identifiant utilisateur ne
permet à personne d'accéder à des informations privées sans le
consentement explicite d'un membre
".

article expliquant que certaines des applications les plus populaires
sur Facebook envoient l'identifiant des utilisateurs
du réseau social à des annonceurs, notamment lorsqu'ils cliquent sur
des publicités. Si cet identifiant ne permet effectivement pas d'accéder
à des données privées, il peut être exploité pour obtenir un profilage
plus précis des internautes.

Facebook a levé les restrictions appliquées à certains éditeurs de jeux.
C'est notamment le cas de la société LOLapps Media Inc, qui a vu ses applications bloquées pendant deux jours. Une mesure préventive permettant au réseau social d'enquêter sur la nature de ces fuites.

coûter cher à Facebook. Avec l'arrivée prochaine de Google Me, une "couche" sociale
selon les propres termes du PDG de Google, le réseau social fondé par
Mark Zuckerberg essaie d'élargir son horizon en s'ouvrant au "social gaming". Rappelons que Facebook a publié en août dernier une offre d'emploi en ce sens.

De plus, une étude publiée
par le NPD Group avait révélé que plus de 10 % des joueurs sur les
réseaux sociaux ont déjà dépensé une petite somme d'argent. L'an
dernier, cela représentait plus de 2,2 milliards de dollars (1,74
milliard d'euros) dépensés sur des applications comme FarmVille. D'ici
trois ans, ce montant doit dépasser les 6 milliards de dollars. Dans ses
conditions, Facebook a tout intérêt à calmer d'éventuelles polémiques
sur la vie privée. Et à se présenter comme une plate-forme sûre.



Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

lundi 18 octobre 2010

Twitter: Quels impacts pour la gestion de projets?

Les applications web comme Twitter, ou autre Google Buzz offrent aux
utilisateurs un moyen de communiquer des informations aux autres qui est
simple et direct. Récemment, le phénomène du micro-blogging a pénétré
l’entreprise avec des outils comme Yammer, qui permet aux collaborateurs de diffuser et partager de l’information à propos de ce sur quoi ils travaillent.
la suite ici: http://owni.fr/2010/10/18/twitter-quels-impacts-pour-la-gestion-de-projets/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Owni+%28Owni%29

samedi 16 octobre 2010

Twitter: Quels impacts pour la gestion de projets?

Les applications web comme Twitter, ou autre Google Buzz offrent aux
utilisateurs un moyen de communiquer des informations aux autres qui est
simple et direct. Récemment, le phénomène du micro-blogging a pénétré
l’entreprise avec des outils comme Yammer, qui permet aux collaborateurs de diffuser et partager de l’information à propos de ce sur quoi ils travaillent.

Nous pouvons ainsi tenter de brièvement décrire le micro-blogging comme:


  • Un outil de réseautage et des systèmes qui permettent l’écoute, la
    sensibilisation, la communication et la collaboration entre les
    personnes, par le biais de courtes impulsions de texte, de liens et de
    contenu multimédia.
  • Une manière étonnamment puissante pour relier les gens les uns aux autres pour le bénéfice des sociétés.
La suite se trouve ici: http://owni.fr/2010/10/14/twitter-quels-impacts-pour-la-gestion-de-projets/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Owni+%28Owni%29

vendredi 15 octobre 2010

Microsoft s'attaque à OpenOffice dans une vidéo

La progression du logiciel libre est un réel problème pour Microsoft. Depuis quelques années, la firme de Redmond est fortement concurrencée dans de nombreux domaines. Preuve en est, le géant des logiciels accorde de plus en plus de temps pour critiquer les solutions libres.



Jamais la pression du logiciel libre n'a été aussi forte sur Microsoft. Jadis hégémonique, le géant de Redmond est désormais contesté dans chacun des domaines où il se trouve. Internet Explorer assiste impuissant à la progression de Firefox, VLC Media Player se présente comme une alternative très crédible à Windows Media Player, et Linux (via certaines distributions, comme Ubuntu) devient plus accessible pour le grand public.

Pour une société privée comme Microsoft, cela pose évidemment des problèmes à long terme. S'il est évident que le géant des logiciels ne disparaîtra pas du jour au lendemain, ses bénéfices sont néanmoins rognés à la marge lorsque des utilisateurs, des entreprises ou des administrations optent pour des solutions libres. Il n'est donc guère surprenant de voir Microsoft s'en prendre de temps à autre aux logiciels libres.

L'an dernier, la firme américaine avait formé des revendeurs aux États-Unis pour que ces derniers puissent justifier l'intérêt de passer à Windows 7, son dernier système d'exploitation. Surtout, Microsoft voulait donner des arguments pour expliquer pourquoi une solution Windows était préférable à une distribution Linux. Un système moins accessible, moins sécurisé et moins fonctionnel que Windows 7.

Plus récemment, Microsoft a porté ses accusations contre Android. La firme américaine avait critiqué le modèle de cet O.S., estimant qu'il n'était pas vraiment libre et gratuit. Les observateurs avaient alors remarqué que ces propos étaient survenus quelques semaines avant le lancement de Windows Mobile 7. Or, la situation de Microsoft dans la téléphonie mobile est particulièrement délicate. En perte de vitesse, Microsoft cherche à se relancer.

Visiblement, la firme de Redmond a décidé de renouveler ses critiques à l'égard du logiciel libre. Repérée par Ars Technica, une vidéo sur YouTube est censée démontrer pourquoi OpenOffice est moins intéressant que la suite bureautique Microsoft Office. La vidéo de 2 minutes 50 liste une série de témoignages d'utilisateurs déçus de la solution libre. Évidemment, la vidéo ne prétend pas à l'objectivité.

Ici, il est question de récolter tous les avis des mécontents. Ars Technica a d'ailleurs relevé avec malice que ces réactions étaient hébergées directement par Microsoft. Comme si la firme de Redmond s'était constituée un stock de réactions négatives pour défendre sa suite bureautique.

Les reproches faits à OpenOffice vont d'une faible interopérabilité à une productivité en baisse, en passant par une efficacité en berne, une hausse des coûts (formation des employés par exemple) et même un impact négatif sur les résultats scolaires.

Que ces assertions soient fondées ou non, une chose est sûre. Microsoft n'aurait certainement pas réalisé une pareille vidéo si la firme n'était pas inquiète. Le fait que Microsoft accorde des moyens pour critiquer une solution libre laisse à penser que celle-ci est en forte progression. D'ailleurs, est-il nécessaire de rappeler l'offre d'emploi publiée en début d'année par Microsoft ? Ce dernier était alors à la recherche d'un responsable de la concurrence afin de suivre l'évolution de l'univers du logiciel libre, en particulier Linux et OpenOffice.org.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com